Relève la tête sale pute, laisses le soleil sécher tes sanglots.
Donne un sens à tes mots, une suite à tes idées, et des noms à ces visages. Avec de la chance tu comprendras le sens de ta vie.
SI seulement tu avait été un peu plus jolie, et si tu avais eu un peu moins cette air léthargique sur ta face, alors peut-être aurait-il dédaigner t'accorder un regard.
Cesses de te poudrer le nez et admet la triste vérité: personne ne va bien, et tout le monde s'en tape.
Le futur est fait d'incertitudes, et ton présent de regrets.
Et ton pygmalion? Celui qui te dealais tes rêves, t'apprenais à te tenir droits, et te fessais danser lorsque tu était saoul.
Où est-il maintenant ?
Sait-it que certaines nuits quand tu écoute du Radiohead à fond tu repense encore à cette époque pourtant si lointaine ?
Cette époque où ton miroir te reconnaissait encore.
Aujourdhui se fout de tes détresses, de savoir que Leonard Cohen ne te donne plus de frissons, que tu intériorise tes euphories devenus pourtant si rare, et que tu ne te supporte plus.
Alors tu te hate lentement de l'oublier. D'oublier.
Tu remet tout sur la faute des autre.
Et tu y croit. Pourant au plus profond de toi même tu sais que c'est toi qui a perdu ta vigueur et ton sens de l'humour et non pas eux qui sont devenues pesant.
tu t'amuse a te faire passer pour quelqu'un d'autre avec ta chambre remplit de substance psychotrope, ton aiguille dans ton bras, et tes lunettes noir qui cache maladroitement des cernes.
La petite fille paumée à depuis longtemps laisser place à cette femme adepte du pire, insouciante et si dévergondée..
ET LE PIRE C'EST QUE CA TE PLAIS.